Les allégations « sans silicones », « sans sulfates », ou « sans paraben » désormais interdites dans les cosmétiques

Belle avancée vers plus de transparence pour le consommateur dans sa quête de produits de beauté naturels et sains : à compter du 1er juillet 2019, la plupart des allégations « sans » ne pourront être apposées sur les emballages ou contenants des produits cosmétiques mis sur le marché européen.

Une victoire pour les consommateurs mais aussi pour des entreprises comme Couleurs Gaïa, qui s’interdisent de telles mentions et préfèrent mettre en avant la composition de leurs produits plutôt que l’absence de tel ou tel ingrédient.

reglementation cosmétiques

Mieux informer les consommateurs

De plus en plus présentes ces dernières années, les mentions telles que « sans silicones », « sans paraphenylenediamine » (ou « sans PPD), « sans alcool », « sans ammoniaque », « sans paraben » ou « sans PEG » ont servi d’arguments marketing forts pouvant parfois induire le consommateur en erreur, au lieu de réellement l’informer sur la composition des produits. On estime qu’elles représentent aujourd’hui environ 20% des allégations présentes sur les contenants des produits cosmétiques.

La nouvelle réglementation ne proscrira pas toutes les mentions « sans », mais entend plutôt faire le tri entre celles utiles et celles qui le sont beaucoup moins. Suite à la décision de l’Union Européenne sur le sujet, l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (l’ARPP) a ainsi changé la réglementation concernant les allégations sur les produits cosmétiques.

Les grands principes de la nouvelle législation 

L’allégation « sans » ne peut pas constituer l’argument principal de communication. Elle doit uniquement apporter une information complémentaire au consommateur.

L’allégation « sans » ne peut être autorisée si l’ingrédient concerné est de toute façon interdit par la réglementation en vigueur ou s’il n’entre jamais dans la fabrication du produit en question. C’est par exemple le cas de la mention « sans conservateur » dans les parfums, alors que leur forte teneur en alcool rend l’ajout de conservateurs inutile.

La mention « sans » doit être soutenue par des preuves vérifiables et certaines de l’absence de la substance en question.

Pour lutter contre la concurrence déloyale, ces allégations ne peuvent être utilisées si elles constiuent un message dénigrant vis-à-vis d’autres produits, en remettant en cause leur sécurité.

L’allégation « sans », quand elle sous-tend l’absence d’un risque, ne peut pas être utilisée si un autre ingrédient entrant dans la composition du produit présente potentiellement le même risque. C’est par exemple le cas dans les colorations pour cheveux dites « sans ammoniaque », qui contiennent parfois des substituts tout aussi nocifs.

Les mentions faisant référence à un ensemble de substances trop large, englobant à la fois des substances considérées « à risque » et « sans danger ». C’est par exemple le cas de la mention « sans sulfate », qui induit le consommateur en erreur, alors que le terme « sulfate » regroupe des substances très diverses et que certaines d’entre elles, utilisées en quantités mesurées et pour des applications précises sont non seulement considérées comme inoffensives, mais aussi appropriées à une utilisation cosmétique.

Les mentions « sans » sont autorisées si elles ont une réelle utilité pour le consommateur. C’est par exemple le cas pour la mention « sans huiles essentielles » pour les produits susceptibles d’être achetés par des femmes enceintes.

cosmétiques naturels supermarché

La mise en application de la nouvelle réglementation

Tous les nouveaux produits mis sur le marché européen sont concernés par cette réglementation. Les produits déjà commercialisés ne sont quant à eux pas retirés du marché. Les mentions « sans sulfate » et autre devraient donc rester sur de nombreux produits pendant encore plusieurs années.

Comment choisir des cosmétiques naturels et sains

Pour vous aider à bien choisir vos cosmétiques et vos produits capillaires, nous vous conseillons de suivre ces quelques principes de base :

– Se méfier des produits avec des mentions « sans … » trop visibles ou trop mises en avant.

– D’abord vous fier à la composition des produits, indiquée sur l’emballage.

– Privilégier les produits certifiés biologiques, car les allégations sur les produits naturels peuvent elles aussi être trompeuses.

– Faire confiance aux labels bio ou naturels les plus reconnus, tels que Cosmos Organic, Cosmébio, Nature & Progrès, Ecocert, Cosmécert, BDIH, Natrue….

Gamme professionnelle de produits capillaires bio

Comment choisir des produits capillaires sains

– Pour le cas particulier des colorations capillaires (qui sont notre spécialité), bien comprendre les différences entre la coloration chimique et la coloration végétale avant de se lancer. Vous pouvez aussi vous renseigner sur les plantes présentes dans les colorations que vous utilisez.

– Pour choisir un shampoing de qualité, voir notre série d’articles sur les shampoings bio.

Les certifications de nos colorations végétalesLes certifications de nos produits de soin

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